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Les 6 pièces qui conditionnent votre référencement en sous-traitance

5 min de lecture · 7 octobre 2026

Licence, assurance, vigilance URSSAF, Kbis, carte verte, FIMO : pourquoi un donneur d'ordre ne peut pas vous faire rouler sans elles, et ce qu'il risque s'il le fait.

Beaucoup de transporteurs vivent la demande de pièces comme de la paperasse défiante. C'est l'inverse : si un affréteur vous réclame ces documents, c'est qu'il compte vous faire rouler, et qu'il engage sa propre responsabilité en le faisant. Celui qui ne vous demande rien n'est pas plus souple — il est moins sérieux, et c'est vous qui le paierez le jour d'un sinistre.

1. La licence de transport

Licence de transport intérieur ou licence communautaire, au nom de la société, avec une copie conforme par véhicule. C'est la pièce qui prouve l'inscription au registre des transporteurs. Sans elle, l'activité n'est pas légale, et aucune ligne ne peut être confiée — quelle que soit la qualité du matériel.

2. L'assurance responsabilité civile et marchandises transportées

L'attestation doit être en cours de validité et préciser les montants de garantie. C'est elle qui répond quand une palette est détruite. Un donneur d'ordre qui accepte une attestation périmée prend le risque de découvrir, après le sinistre, que personne ne couvre la marchandise.

3. L'attestation de vigilance URSSAF

De moins de six mois. L'article L.8222-1 du code du travail oblige le donneur d'ordre à se la faire remettre pour tout contrat supérieur à 5 000 €, et à la renouveler tous les six mois pendant toute la durée de la relation. Ce n'est donc pas une formalité d'entrée : c'est un contrôle qui se répète.

La raison est simple et elle protège aussi le sous-traitant sérieux : le donneur d'ordre qui néglige cette vérification peut être tenu solidairement responsable des cotisations impayées de son prestataire. C'est ce qui explique l'insistance sur ce document, et pourquoi un dossier incomplet bloque tout.

4. L'extrait Kbis

De moins de trois mois. Il sert à vérifier l'immatriculation, le dirigeant et surtout le code d'activité. Un point qui recale plus de candidatures qu'on ne l'imagine : un code NAF de transport de voyageurs ou de taxi ne permet pas d'exécuter du transport de marchandises, même avec le bon véhicule et la meilleure volonté.

5. Carte verte et contrôle technique, par véhicule

Les pièces précédentes concernent la société ; celles-ci concernent chaque moyen effectivement affecté à la ligne. Un véhicule ajouté en cours de contrat doit donc apporter les siennes avant sa première tournée, pas après.

6. Cartes et formations des conducteurs

Carte de conducteur et formation obligatoire valide — FIMO pour une première qualification, FCO pour son renouvellement périodique. Là encore, le contrôle porte sur la personne qui conduit réellement, pas sur l'effectif théorique de l'entreprise.

Chez GAF, ces pièces sont demandées avant toute discussion de tarif, et nous les annonçons d'entrée plutôt qu'au terme de trois échanges. Un commissionnaire répond de la prestation de son sous-traitant devant son client : cette vérification est la condition du modèle, pas une précaution administrative.

Le conseil pratique : préparez le dossier avant d'en avoir besoin

Les transporteurs qui décrochent des lignes rapidement sont ceux qui ont ces six pièces réunies dans un dossier à jour, prêtes à envoyer le jour où une opportunité se présente. Celles qui expirent — vigilance URSSAF, Kbis, assurance — se re-demandent en quelques minutes en ligne. Un dossier complet envoyé le jour même fait souvent la différence avec un concurrent qui répondra dans huit jours.

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