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Assurance transport : ce qu'un affréteur vérifie avant de vous confier une ligne

5 min de lecture · 10 octobre 2026

Une attestation ne suffit pas : ce qui compte est ce qu'elle couvre, jusqu'où, et à quelle date elle expire. Les trois lignes que lit un donneur d'ordre, et celles qu'il ne lit jamais.

Dans un dossier de référencement, l'attestation d'assurance est la pièce qui fait le plus souvent revenir l'acheteur avec une question. Non parce qu'elle manque, mais parce qu'elle ne dit pas ce qu'il cherche.

Deux couvertures distinctes, souvent confondues

La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages que votre activité cause à des tiers. L'assurance des marchandises transportées couvre la marchandise elle-même, pendant qu'elle est sous votre garde. Ce sont deux garanties différentes, et un donneur d'ordre veut voir les deux. Présenter une attestation qui n'en porte qu'une fait repartir le dossier.

Une troisième garantie se vérifie si vous organisez du transport plutôt que de l'exécuter vous-même : la responsabilité du commissionnaire de transport, qui répond des transporteurs auxquels il confie la marchandise. Elle ne se présume pas.

Les trois lignes que l'acheteur lit vraiment

  • La période de validité — une attestation de l'exercice précédent est un motif de rejet automatique, et c'est le plus fréquent
  • La nature exacte des marchandises couvertes, et les exclusions : certaines polices excluent des catégories entières sans que l'assuré l'ait remarqué
  • Les limites d'indemnisation : les contrats types du transport routier plafonnent la réparation, au kilo et par envoi, et ces plafonds sont souvent très en dessous de la valeur réelle d'un chargement

Le point aveugle le plus coûteux : la valeur de la marchandise que vous transportez dépasse presque toujours ce que le contrat type indemnise. Si un donneur d'ordre vous confie des flux à forte valeur, la question de la déclaration de valeur doit être posée avant le premier chargement, pas après le sinistre.

Tenir son dossier à jour sans y penser

Les attestations se périment toutes, et jamais le même jour. La méthode qui évite les mauvaises surprises est banale et efficace : un dossier partagé, un fichier par pièce, la date d'expiration dans le nom du fichier, et un rappel d'agenda un mois avant. Cela prend une heure une fois, et vous évite de perdre une consultation parce qu'un PDF datait de l'an dernier.

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